Harmoniser et régulariser les initiatives nationales douanières au niveau de la Cemac

 



Photo d'archives

Le F.m.i (Le fond monétaire international) a organisé un séminaire sous-régional au profit des Administrations douanières des pays membres de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'afrique centrale), sous le thème:Les enjeux et défits des Administrations douanières dans le cadre d'une harmonisation Cemac. Ce séminaire a été tenu grâce au financement de la coopération japonaise.

Ouverts par M. Euloge Itoua, conseiller à la fiscalité et aux douanes du Ministre de l'économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l'intégration, en présence de M. Jean Alfred Onanga, Directeur général des douanes et des droits indirects, et M. Gilles Parent, conseiller en assistance technique au Département des finances publiques du F.m.i, les travaux de ce séminaire, qui ont rassemblé une trentaine de cadres des administrations douanières des six pays de la Cemac, se sont déroulé du 28 au 31 janvier 2014 à l'hotel Olympic Palace, à Brazzaville. L'objectif visé est de développer les capacités des Administrations douanières de la Cemac, en harminisant et en régularisant leurs initiatives.

Il y'avait cinq experts du F.m.i, un de la Cemac et un de l'Afritac-centre, une structure du f.m.i dont le siège est à libreville, au Gabon, pour animer le séminaire destinné aux Administrations douanières des pays de l'afrique centrale. Les participants ont suivie une série d'exposés intitulés:

  • Intégration régionale et mobilisation des recettes dans la réforme et la modernisation des Douanes en Afrique subsaharienne francophone;
  • Les expériences des pays;
  • L'informatisation douanière comme support à l'hamonisation, la facilitation et la rationalisation des opérations douanières;
  • L'intégration commerciale et harmonisation fiscale dans les pays africains de la zone franc: quel rôle pour les administrations douanières;
  • L'application des règles communautaires;
  • La gestion des risques dans le contexte douanier;
  • La facilitation des opérations commerciales et douanières;
  • La lutte contre la fraude douanière; Identification des ptiorités et développement d'un plan d'action;
  • et l'intégration économique régionale et développement en zone franc;

A la lumière des exposés présentés , les participants ont été édifiés sur plusieurs aspects inhérents à l'environnement douanier boulversé par la mondialisation; les multiples défis à relever; le developpement d'un professionnalisme et d'une culture de service pour relever les défits et pour conduire les administrations douanières vers la performance; les actions multiformes pour relever les défits tels que la réforme et la modernisation douanière et, enfin , la nécessité d'un accompagnement au niveau régional parl a cemac et au niveau international par le F.m.i, la Banque mondiale, à la B.a.d( Bnaque africane pour le developpement),l'Union européenne et l' O.m.d (Organisation mondiale des doaunes).

Pour les experts du F.m.i, au regard des expériences présentées par les pays en matière des pratiques douanères, le constat dégagé a montré que les acquis démeurent insuffisant dans de nombreux domaines. Les standars internationaux sont partielllement appliqués, mais l'organisation des controles est restés traditionelle. Il ya peu de moyens et résultats face a la contrebande et la fraude organisée et il existe encore des dysfonctionnements chroniques dans la gestion des ressources humaines et budgétaires. On constate aussi les déficiences d'encadrement des services et de contrôle interne qui nuisent a la performance et à l'éthique professionnelle. mais, des initiatives positives diverses, parfois innovantes, sont observées dans la plupart des pays.

Pour ce faire, les conditions de succès d'une vision communautaire pertinente et apropoée, en tenant compte des réalités des pays membres, nécessité d'adopter une politique dynamique et cohérente, en harmonisant et en régularisant les initiatives nationales dans la plupart des domaines. Il faut ajouter à cela la volonté politique et le leadership communautaires.

C'est a ce titre que ce séminairerégional a eu pour principaux objectifs d'identifier les enjeux et les défits de l'intégration régionale et les réformes douanières des Etats membres; de partager les expériences des Administrations douanières en matières de facilitation du commerce et de simplification des opérations douanièreset, enfin de développer un plan d'actions pour le renforcement des capacités de la Cemac, permettant de créer une dynamique de réforme dans la sous-région.

Il faut rappeler que du 22 au 25 mai 2012, le Département des finances publiques du F.m.i, en partenariat avec Afritac-centre, avait déjà organisé, à brazzaville, un séminaire Cemac sur le renforcement de la vision régionale des réformes douanières.

Au terme des travaux, les participants ont adresé une motion de remerciement à la Direction générale des douanes et desdroits indirects en considération des efforts soutenus pour la réussite pour la modernisation de la douane et pour l'excellent niveau de préparation du séminaire et du confort de l'environnement.

Les participants ont aussi exprimé leur gratitude et leur reconnaissance aux plus hautes autorités politiques de la République du congo, pour avoir autorisé et soutenu l'organisation dudit séminaire, au département des finances publiques du F.m.i, à l'afrique centre et à la coopération Japonaise. Ils ont aussi félicités les experts pour leur sollicitude et la destérité avec laquelle ils ont conduit les travaux du séminaire.

Clôturant ceux-ci, Euloge Itoua a traduit ce que le Ministre d'Etat Gilbert Ondongo en attend: '' Le Ministre d'Etat, Ministre des finances, m'a chargé de remercier les bailleurs des fonds pour les efforts qu'ils ne cessent de deployer en faveur du renforcement des capacités de nos Administrations douanières. Il espère qu'a la faveur du devoir et de la responsabilité qui habite chacun des Douanes des cadres de la CEMAC, que les enseignements reçus et intériorisés seront traduits dans la pratique, par le biais du quotidien professionnel de chacun de vous''.


SOURCE: La Semaine Africaine N° 3364 du mardi 4 février 2014, page 9